Dennis Ritchie (debout) et Ken Thompson devant un PDP-11 en 1972 Chez Bell.

La semaine dernière, à l’occasion de la disparition de Steve Jobs, Geoffray évoquait l’héritage technologique que celui-ci avait apporté à la communauté des développeurs en général et Java EE en particulier. N’en déplaise aux intégristes (comme le Molah Stallman), aux grincheux ou aux incultes, cet apport est bien réel et la micro informatique de 2011 doit beaucoup à l’Apple II, au Macintosh ou à Next Step. Evidemment quasiment toutes ces “inventions” attribuées à Jobs ne sont que du recyclage d’idées mises au rebut par d’autres (Xerox pourrait aujourd’hui être à la place d’Apple ou Microsoft), mais n’est-ce pas ce que tous les innovateurs font : aller plus haut en montant sur les épaules des géants qui les ont précédés ? Les épaules sur lesquelles Jobs est monté sont nombreuses, mais celles de Dennis Ritchie sont probablement les plus larges. Car si la micro-informatique doit beaucoup à Jobs, l’informatique en général doit encore plus à Dennis Ritchie qui nous a quitté le week-end dernier à l’age de 70 ans.