Urbaniser le CMMI

Le modèle CMMI est en passe de devenir le modèle d’assurance qualité de référence dans le domaine du logiciel. Il repose sur un ensemble structuré de bonnes pratiques pour les différentes activités liées à l’ingénierie d’un produit (logiciel ou autre) qui sont elles mêmes regroupées dans des domaines de processus (Process Area). Un domaine de processus peut se voir comme un processus générique à instancier au sein d’une organisation afin d’obtenir un processus opérationnel régi par des critères « qualité ».

Comme domaine de processus, on peut citer la planification de projet (Project Planning), la gestion des exigences (Requirements Management), l’intégration de produit (Product Integration)…

La difficulté d’un projet CMMI n’est pas tant de comprendre le modèle mais plutôt d’effectuer cette instanciation afin d’obtenir des processus réellement opérationnels ; c’est-à-dire qui tiennent compte de l’existant de l’entreprise en terme de personnes, de processus, d’habitudes (bonnes ou mauvaises ;-)) et d’outils.

Et là tout ce complique car il n’existe pas réellement de méthodologie « Open Source » précise sur le sujet … hormis celles éventuellement détenues jalousement par les cabinets de conseil en assurance qualité. Et encore, ne s’agit-il pas le plus souvent d’exploiter une base de documents types à proposer aux entreprises ?

Pourtant, une méthodologie ou un modèle de mise en place serait hautement pertinent car la difficulté est bien de s’assurer qu’il existe un lien « optimisé » entre ce que l’on veut gagner (i.e. la valeur ajoutée pour l’organisation) et ce que l’on met réellement en place. Par optimisé, il faut entendre : ne pas en faire trop pour avoir une machine à gaz qui ne rapporte rien et ne pas en faire trop peu pour ne pas gagner grand chose au final.

Or, cette préoccupation est clairement celle que l’on retrouve dans les méthodes et modèles d’urbanisation : garantir qu’un processus réalisé par les agents (humains ou machines) d’une organisation produise bien la valeur ajoutée espérée. Cette mise en cohérence s’effectue à l’aide d’un ensemble de cartographies élaborées à différents niveaux d’abstraction (stratégie, métier, fonctionnel, architecture, technique).

Alors pourquoi ne pas urbaniser le CMMI ? … tiens je vais commencer à m’y mettre, on verra bien où cela va nous mener 😉

… à suivre

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